TÉLÉCHARGER MESRINE INSTINCT DE MORT GRATUITEMENT

Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine. Télécharger gratuitement Mesrine: L'Instinct de mort le film en qualité dvdrip french et de genre Biopic, Drame, Policier. Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy devenu l'ennemi public n°1: Jacques.

Nom: mesrine instinct de mort gratuitement
Format:Fichier D’archive
Version:Nouvelle
Licence:Libre (*Pour usage personnel)
Système d’exploitation: MacOS. Android. iOS. Windows XP/7/10.
Taille:23.64 MB


INSTINCT GRATUITEMENT DE MESRINE TÉLÉCHARGER MORT

Mes notes étaient catastrophiques. Je sortis mes billets et lui donnai tout, gardant seulement les pièces de monnaie. Elle était heureuse. Paris illuminé venait de fêter Noël. Sa femme l'a quitté lui aussi depuis trois ans; sans vacherie J'étais tout fier de l'emmener à la plage; je l'admirais, je buvais ses paroles. Au contraire, il paraissait satisfait de voir que j'étais capable de me battre et de me défendre.

Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques. Mesrine: L'instinct de mort est en VOD sur MYTF1 VOD, disponible à l'achat ou en location. Les dernières nouveautés et plus de films sont sur MYTF1. Télécharger Livre Jacques Mesrine: L'histoire vraie de l'Ennemi Public n°1 Ebook Kindle Epub PDF Gratuit. L'instinct de mort Biographie, Livres À Lire, Droit.

Jack l'Eventreur au cinma. Povestea gangsterului francez Jacques Mesrine. May 8, Dure : 2h 10min, Film : Franais. Jacques Mesrine 2 Reposter J aime. Suivre 1,2K 40 vues. Jacques Mesrine Partie 2 suite. Les spectaculaires actions criminelles de Jacques Mesrine que les mdias introniseront "Ennemi public Film; Series; Mesrine : L ajoute par admin il y a 2 anne.

Si vous aimez Jack Mess. Naissance: 28 dcembre. Films Similaires. L'Ennemi public n o 1 chez Path Distribution. Livraison gratuite voir cond. Part 2. Il m'aimait, je le savais, mais il me laissait grandir sans constater ni corriger mes défauts. Je lui en voulais un peu de ce manque d'intérêt. J'aurais voulu qu'il me questionne longuement sur ce que j'avais fait de mes journées, me fasse réciter mes leçons et m'engueule pour ne pas les avoir apprises.

Non, rien de cela n'arrivait. Il était là mais vivait comme en marge de ma vie. Pourtant les choses semblèrent changer. Depuis son retour et à force de travail, il avait réussi à améliorer le rendement de son affaire Et c'est avec fierté que je pris place dans notre première voiture. Mes parents avaient passé leurs permis de conduire ensemble. Ma mère avait été reçue du premier coup. Papa, lui, avait dû s'y reprendre à deux fois. Je m'étais moqué de lui, accompagné du sourire ironique de ma mère.

Intérieurement j'étais vexé de l'échec de mon père. Pour moi, il était invincible. Cette voiture nous permit de faire de longues promenades en forêt lors des fins Se semaine. Je me sentis plus proche de mon père, car nous faisions de longues balades en sous-bois ; nous chahutions ensemble, allions à la pêche: sa passion.

Ces week-ends revenaient assez cher en frais d'hôtels. Mon père décida d'acheter une vieille ferme, le plus près possible d'une rivière. Il chargea ma mère de nous dégoter quelque chose de bien. Elle y arriva en moins d'un mois. La maison était dans un état lamentable, mais avait du style avec ses poutres apparentes et son toit de vieilles tuiles en terre cuite.

La première fois que nous nous y rendîmes, il fallut arracher les herbes pour faire glisser la porte d'entrée.

Les vitres des fenêtres étaient cassées, les murs endommagés, mais tout de suite je fus emballé. Je l'imaginais une fois retapée et, surtout, j'y voyais l'endroit où je serais près de mon père pour les fins de semaine. Nous passâmes nos samedis et dimanches à nettoyer, à repeindre, couper les herbes folles, décorer notre maison qui commençait à prendre une jolie tournure. Elle était ravissante avec ses yeux bleus et sa chevelure rousse.

Elle s'appelait Raymonde et à chaque fois que je la rencontrais et que nos regards se croisaient je me sentais rougir jusqu'à la pointe des oreilles. Elle avait dix-huit ans, moi je n'étais qu'un môme et secrètement j'en étais un peu amoureux. J'allais très souvent dans la ferme de son père. Il possédait des fusils de chasse et une carabine qu'il me prêta afin que j'apprenne à tirer. J'étais très doué et faisais mouche presque à tous les coups. Cela devint une habitude. Chaque dimanche, j'avais ma part de balles à tirer.

J'étais assez fier de leur montrer mon adresse. Parfois je partais tout seul en forêt, armé de ma carabine. Je tirais sur les branches, je jouais à la guerre, observant, écoutant les bruits que faisaient les animaux que ma présence inquiétait. Je passais des heures à marcher, la pluie ne me dérangeait pas. J'aimais ce contact avec la nature, j'aimais cette solitude.

Elle était là Ses petits yeux vifs me regardaient. A mon approche, elle ne s'envola pas. Les animaux étaient mes amis. Le savait-elle? Je l'observai à mon tour en émettant de petits sifflements auxquels elle répondit. J'étais à trois mètres d'elle. Pourquoi fis-je le geste de la mettre en joue avec mon arme?

Elle ne se soucia même pas de ma réaction. Je la voyais dans ma ligne de mire. Elle chantait toujours. Mon doigt appuya sur la détente d'un geste habituel. La détonation me fit sursauter car je croyais mon arme vide. Plus de chant Au pied de l'arbre, elle gisait là, sanglante, le poitrail arraché par le plomb.

Je ressentis une impression de vide total. Qu'avais-je fait? Je l'avais tuée. Ce n'était pas possible. Je pris son petit corps chaud dans ma main. Une tache rouge se dessina sur ma chair comme pour me marquer de mon crime.

Mes larmes tombaient sur son plumage comme pour l'imprégner de mes regrets et lui redonner vie. Il me fallut dix bonnes minutes pour me calmer. Ma carabine gisait à terre comme un objet de honte. Je me haïssais pour mon geste.

Je parlais à ma mésange morte. Je venais de découvrir qu'une arme tuait; je n'avais jamais tiré sur un animal.

Je les aimais beaucoup trop pour cela. Mon geste avait été accidentel, mais je ne me le pardonnais pas. J'aurais donné ma vie pour que revive cette mésange et que son chant m'accorde son pardon. Dans un geste enfantin je lui avais creusé une petite tombe. Ce fut sûrement le plus bel enterrement que reçut un oiseau. J'avais enveloppé son corps de pétales de rosé et entouré de fleurs sauvages le petit monticule que formait la terre qui la recouvrait. Une petite croix faite de brindilles indiquait comme dans les cimetières qu'ici Aussi étrange que cela puisse paraître, tout au long de ma vie ce fut toujours avec une certaine tristesse que je repensai à mon geste.

Cette mésange, c'était peut-être ce que j'avais de bon en moi que je venais de tuer. En tout cas, jamais plus de ma vie je n'ai tiré de nouveau sur un oiseau. Quand ma mère me vit revenir à la maison, elle ne comprit pas pourquoi je ressentais une telle peine.

J'avais trop honte de mon geste pour lui en parler.

Mesrine : L'instinct de mort

Pendant plusieurs semaines, je me rendis en pèlerinage au fond du jardin. Le dieu des mésanges y reçut sûrement mon message, puisque d'autres, par leur chant, vinrent me transmettre son pardon. Il m'arrivait en semaine d'aller passer une soirée chez ma grand-mère paternelle. Je l'aimais. Son visage ridé était beau de la noblesse des ans. Ses cheveux argentés assemblés en chignon lui donnaient de la classe. Je me confiais à elle. Mais, comme elle idolâtrait mon père, elle me donnait toujours tort pour ma conduite auprès de mes parents.

Et puis les mois passèrent. Devant le désastre de mes études, mon père décida de m'envoyer au collège.

Je pris cela pour un abandon. On avait choisi pour moi sans se soucier de mes besoins affectifs. C'était un des meilleurs collèges de France. Celui de Juilly. Il était tenu par des oratoriens. J'étais très en retard. Pourtant on ne trouva rien de mieux que de me mettre en 5e moderne en me faisant sauter la classe de 6e. N'ayant pas les bases que les autres élèves de ma classe avaient reçues, j'eus tout de suite du mal à suivre.

Je fus médiocre, sauf dans les matières qui m'intéressaient, les maths et la géographie. Par contre, je me défoulais sur les terrains de sport. La discipline était sévère et la messe obligatoire. Je m'étais fait de bons copains. La nuit, dans notre dortoir, on attendait -que le surveillant eût fait sa ronde pour sortir de notre lit et nous réunir dans un grand placard qui servait à entreposer les ustensiles de nettoyage.

On y fumait nos premières cigarettes. Nous étions cinq ; on se recouvrait la tête de cagoules faites dans de vieux morceaux de drap. Nous avions formé un clan. Chacun à notre tour nous sautions le mur le soir venu pour aller s'approvisionner en cigarettes et en cherry-brandy dans le petit café du village. Nous passions par l'arrière du bistrot et la patronne avec un sourire complice nous remettait ce que nous étions venus chercher.

Nous savions que si nous nous faisions prendre, c'était le renvoi immédiat. Mais comme notre petit groupe était composé de jeunes durs qui avaient un point commun : ne rien faire en classe, chacun d'entre nous affirma aux autres qu'il s'en foutait d'être mis à la porte de ce sacré collège. Parfois ma mère venait me voir le dimanche et m'emmenait avec un de mes amis manger dans notre petit café. Jamais mon père ne se déplaça. Je le voyais pendant les permissions de fin de mois. Parfois j'étais puni et obligé de rester au collège.

Je me révoltais souvent. Deux ans passèrent ainsi. Mes notes étaient catastrophiques. J'étais passé en quatrième, mais en juillet , à l'approche des vacances, je me gardai bien d'annoncer à mon père que j'étais renvoyé. Nous devions partir en vacances à Hossegor. Ce fut dans la salle de restaurant de l'hôtel que ma mère m'apprit la nouvelle que je savais déjà : — Ton père vient de me téléphoner. Il a reçu ton carnet. Tu es vingt-sixième sur trente-deux et tu es renvoyé.

S'il avait su cela, tu ne serais jamais parti en vacances. Mais que va-t-on pouvoir faire de toi? J'ai pas attendu papa six ans pour être foutu dans un collège à curetons. Une paire de gifles termina ma phrase. J'étais furieux et m'enfuis dans ma chambre en criant devant tous les gens qui me regardaient : — J' m'en fous J' m'en fous Pendant plusieurs jours, ma mère m'interdit d'aller à la plage.

C'était ma punition. Dans le couloir de l'hôtel, il m'arrivait de croiser une magnifique jeune fille. Elle avait de longs cheveux noirs qui lui caressaient les épaules. Nos yeux se rencontrèrent et la lueur qui y brilla fut le scellement de mon premier amour d'enfant. Elle s'appelait Christiane. On aurait dit une sauvageonne, ses yeux de jais me bouleversaient. Plus âgée que moi, avec ses dix-sept ans, elle m'impressionnait.

J'étais tout fier de l'emmener à la plage; je l'admirais, je buvais ses paroles. Notre premier baiser se passa dans la chambre de ma mère. J'avais tiré les volets pour que l'obscurité m'aide à cacher ma timidité. Car, là, j'avais une grande en face de moi! Elle n'était pas plus affranchie que moi et notre flirt eut la beauté et la pureté de notre âge. Cela dura toute la période des vacances. Ni ma mère ni ses parents ne se doutèrent de quelque chose. Avec mon canif nous nous étions fait une petite entaille au poignet et avions mêlé notre sang en gage de fidélité.

J'avais vu cela dans un film. Le soir, seul dans mon lit, je rêvais de voyages et d'aventures. J'en étais toujours le héros Je sauvais Christiane des pires dangers et nous finissions toujours sur une île déserte.

La réalité reprit sa place avec la fin des vacances. Notre séparation nous fit mal, car elle demeurait très loin de Paris et je n'étais pas certain de la revoir. Nous fîmes le serment de nous écrire. Personne ne comprit pourquoi Christiane pleura en me quittant.

Elle fut la responsable indirecte de ma première fugue, et cela un an plus tard. De retour à Paris, mon père ne me gronda même pas au sujet de mon renvoi. Il me dit seulement qu'il ne me remettrait pas dans un collège. Je fis donc mon entrée dans un lycée. Le résultat fut le même. Si mes notes étaient sensiblement meilleures, je me battais souvent.

Je manquais certaines classes pour aller au cinéma du coin. Parfois je volais de l'argent à mes parents pour me payer mes sorties, ou je m'inventais une inscription à un cours du soir tout en réclamant l'argent pour le payer.

Mes parents ne voyaient pas sur quelle route je m'engageais. Un soir qu'ils devaient sortir avec des amis pour aller écouter chanter Piaf, je leur demandai la permission d'aller au cinéma avec mon meilleur copain qui avait deux ans de plus que moi.

Ils acceptèrent, sans se douter que je n'avais aucune intention de voir un film. Comme des grands, mon pote et moi avions décidé d'aller faire un tour à Pigalle.

Bébert y connaissait une fille qui faisait le tapin. Lui avait déjà eu des expériences sexuelles avec des femmes. Moi, je n'en était resté qu'à des échanges de caresses avec des mômes très pures. Quand il m'annonça le but de notre sortie, je fus tout de suite d'accord. J'allais bientôt avoir seize ans. Loin de le détromper, je répondis par l'affirmative. Elle est belle, au moins, ta pote? J' lui ai parlé de toi, c'est d'accord.

Elle veut bien monter avec toi. Mais faudra la payer. Tu as du fric, au moins? J'en ai fauché à maman ce matin ; elle n'y a rien vu. Tout fier, je sortis quelques billets de ma poche. Le long du trajet nous nous arrêtâmes dans plusieurs cafés et bûmes quelques verres d'alcool.

J'en avais bien besoin pour me donner du courage. Dans ma poche j'avais le poing américain que Bébert m'avait donné. Je me sentais un vrai costaud avec cela dans la main. Comme les vrais gangsters que j'avais vus dans les films. J'étais certain que la copine à Bébert allait me prendre pour un dur Je voulais l'impressionner pour cacher ma trouille de me retrouver seul dans une chambre avec elle. Je ne voulais pas qu'elle se rende compte que pour moi c'était la première fois.

Quand nous arrivâmes à Pigalle, j'étais complètement bourré. Ce monde de la nuit m'émerveillait. Toutes ces lumières qui illuminaient les boîtes me donnèrent le vertige Dire que c'était là que vivaient les gangsters, d'après ce que m'avait affirmé Bébert qui y venait souvent pour revendre à des boîtes les bouteilles d'alcool qu'il fauchait dans les magasins ou dans les caves!

Un portier lança un petit bonjour amical à Bébert. Tu vois ce que je veux dire Tiens, tout à l'heure, j' demanderai à m'sieur Paul de te le montrer, son pétard.

C'est un méchant, m'sieur Paul. Tiens, un soir, j' l'ai vu foutre une raclée à un mec. T'aurais vu comment qu'il te l'avait arrangé! J'écoutais Bébert avec admiration. J'étais dans le monde de mes rêves. Je me pris moi aussi à rouler un peu plus des épaules, lorsque Bébert me fit signe, en me montrant un bar, que nous étions arrivés.

Mesrine - L'Instinct de Mort (2008)

Nous y entrâmes. Le bar était éclairé de lumières tamisées. Des filles étaient au comptoir. D'autres étaient attablées avec des clients, dont un qui avait sa main glissée sous la jupe d'une blonde qui gloussait et qui me regarda avec un sourire moqueur au bout des lèvres. J' vous présente mon pote Jacky. On vient voir ces dames. Bébert n'a que ton nom dans la gueule.

Il paraît que vous en faites des belles, tous les deux! Sa grosse main serra la mienne à me faire mal. Mais je résistai à la pression.

Puis il fit les présentations. L'une des filles s'appelait Carmen, l'autre Sarah. Je savais que Sarah était l'amie dont m'avait parlé Bébert.

Je me sentis rougir quand, au lieu de me serrer la main, elle me dit : — Allez, on se fait la bise. Tiens, assieds-toi à côté de moi, et toi, Bébert, pose ton cul à côté de ma copine. Il nous fit servir des cognacs. Et moi qui étais déjà dans le cirage! Bébert expliqua que nous n'avions pas beaucoup de temps. Moi, cigarette au bec, je m'efforçais d'être naturel devant cette fille qui m'avait mis son bras sur l'épaule.

Je sentais sa main me caresser la nuque. Je n'avais pas encore mes seize ans, mais je répondis : — Bientôt dix-huit, m'dame. La fille se mit à sourire à sa copine. Appelle-moi Sarah. Puis, se tournant vers mon copain : — Il est mignon, ton copain. Moi qui m'efforçais à jouer les durs!

Et la seule chose qu'elle trouvait à dire était que j'étais mignon. Elle enleva la cigarette de mes lèvres et posa ses lèvres tièdes sur les miennes. Je lui rendis son baiser avec fougue. Elle regarda Bébert, tout étonnée. J'avais mis dans ce baiser tout mon jeune savoir et j'étais fier du résultat.

Habituée aux hommes, elle avait dû sentir qu'il fallait que je me décontracte. Je pris ses lèvres une autre fois. Bébert nous interrompit. Moi, j' vais avec Carmen. Nous montâmes un étage pour nous retrouver dans un couloir où se trouvaient plusieurs chambres.

Sarah s'adressa à Bébert : — C'est toi qui paies? Il te donnera pour nous deux. Tu refileras sa part à Carmen. Ça te va comme ça, poulette? Et tous deux disparurent dans une chambre. Sarah me prit la main. Elle n'alluma qu'une petite lampe. Puis devant moi elle enleva sa robe. Elle ne portait rien d'autre qu'un slip, qui fut enlevé de la même façon.

Moi, j'étais là à la regarder. Sa poitrine au galbe parfait me fit penser à cette femme que les résistants avaient déshabillée devant moi. Le désir m'envahit et, l'alcool aidant, je pris mon courage à deux mains. Pendant qu'accroupie sur son bidet elle se lavait, j'avais posé mon poing américain sur la table de nuit pour l'impressionner.

J'étais en slip quand elle se retourna. Je ne m'étais jamais senti aussi con. Ses yeux se posèrent sur l'arme. Là encore elle eut un sourire mais ne me dit rien.

Elle blottit son corps chaud contre le mien : — Laisse-moi faire. Je ne demandais pas mieux. Elle fut douce et prévenante, ignorant mon inexpérience. Elle m'aida à la pénétrer et guida mes sens. Très vite je pris mon plaisir. Puis, me repoussant sur le côté, elle m'embrassa avant de quitter le lit.

Devant mon affirmation, elle enchaîna : — Dis-moi, quel âge as-tu réellement? Ses yeux noirs me regardaient avec tendresse et je ne pus lui mentir. Maintenant je m'en foutais. Mais tes parents te laissent sortir à cette heure? Il était deux heures du matin ; je devais rentrer à minuit à la fin du prétendu film que nous étions allés voir. Si, j'oubliais deux choses : la payer et mon poing américain.

Je sortis mes billets et lui donnai tout, gardant seulement les pièces de monnaie. J' pourrai revenir te voir? Sur le palier, Bébert m'attendait. Il avait fini en même temps que moi. Je lui répondis affirmativement. Et, lui montrant ma montre: — T'as vu l'heure, faut se tirer. La lumière brillait à la fenêtre de l'appartement de mes parents. Il était plus de trois heures du matin.

Nous n'avions plus assez d'argent de poche pour rentrer en taxi. Je me demandais quel mensonge je pourrais inventer pour me tirer d'affaire.

Mon père et ma mère étaient sur le palier. La seule chose que je reçus fut une bonne paire de claques avant toute explication. Le film est terminé depuis minuit Où étais-tu? J'avais une folle envie de lui répondre que je venais de me farcir une putain, simplement pour voir la tête qu'ils feraient tous les deux.

Mais, prudent, je partis dans une explication vaseuse. Mon père me prit par le bras en me disant d'aller me coucher et que nous réglerions cela demain. Je m'endormis en pensant à Sarah, à son corps. Cette découverte du plaisir sexuel avait été pour moi une compensation à l'amour que j'aurais voulu donner sur le plan purement sentimental à ceux de mon entourage. Sarah avait été douce, son corps m'avait délivré des plaisirs solitaires. Je me sentais homme. Mon inexpérience ne pouvait pas savoir que pour elle tous les hommes étaient ses chéris le temps d'une passe.

Je me mis à l'aimer en y repensant. Il faisait jour quand ma mère me secoua pour m'envoyer en classe. J'avais triste mine. J'étais livide. Je me demande bien où tu as pu aller hier soir avec ton copain Bébert! Je ne veux plus le revoir ici ; tu as bien compris? Mon père ne me parla même pas de ce retard par la suite. J'aurais tellement aimé lui dire la vérité!

Lui demander si à mon âge il avait eu les mêmes expériences que moi. Pour lui j'étais un môme. Il était loin d'imaginer que mon esprit était tourmenté et avait besoin de se libérer de toutes les questions sans réponse qu'il renfermait. Je devenais de plus en plus agressif. A la sortie de ma classe, j'avais revu Bébert et lui avais expliqué que maman ne voulait plus qu'il vienne chez nous.

Regarder Mesrine : L'Instinct de mort Film En Entier Complet Gratuit - Vidéo dailymotion

Nous avions décidé ensemble de faire semblant de ne plus nous fréquenter pour apaiser la colère de ma mère. Je voulais revoir Sarah.

Je lui dis que je voulais manquer mon cours pour qu'il me conduise une autre fois au bar où elle travaillait. Sa réponse me surprit : — T'es malade! Dans la journée, elle ne travaille pas, elle pionse. J' me ferais engueuler par son mec si j'arrivais avec toi devant sa porte. Dis-moi, t'es pas tombé amoureux de cette pute, par hasard? Mais si, il est amoureux, ce con!

Elle est sympa, cette môme. Mais ma pote ne la recommencera pas. Car si elle se faisait prendre en passe avec un garçon de ton âge la mondaine la mettrait en taule.

Alors, laisse tomber, tu veux? Et ne commence pas ton cinéma Sarah est une pute. C'est son métier de s'envoyer des hommes.

INSTINCT GRATUITEMENT MESRINE TÉLÉCHARGER DE MORT

Elle n'a que faire de types de notre âge. Si tu l'aimes bien, commence par lui foutre la paix et ne t'avise pas de retourner dans ce bar sans moi, sinon je te casse la gueule. C'est bien compris? J' disais ça pour parler. Ce que venait de me dire Bébert venait de remettre mes idées en place. Je devais revoir Sarah quatre ans plus tard. Nous avons bien ri quand je lui ai confié mes pensées de l'époque.

Je n'arrivais toujours pas à trouver le dialogue avec mes parents. Je me disputais avec ma mère pour un rien. En classe, j'en faisais de moins en moins. Ma seule passion était le cinéma. Les films de gangsters et les westerns occupaient mon temps et mon esprit. A la maison, j'avais deux pistolets jouets qui ne me quittaient jamais.

Dans la rue, avec mes copains, ce n'étaient que bagarres et démonstrations de force. Cette passion des armes devait prendre une très grande importance dans mon destin criminel.

Car très jeune, par des jeux anodins en apparence, je me suis conditionné à la préparation des crimes que j'allais commettre. Je n'ai fait que répéter dans la réalité ce que je m'étais habitué à faire par jeu. A la seule différence que mes jeux d'adultes se sont souvent terminés dans le sang.

Mais cela est une autre histoire. Au moment des fêtes de Noël, le directeur de mon école me fit appeler. Vos notes sont déplorables et nous n'arriverons à rien avec vous.

Continuez comme cela, mon jeune ami, et vous irez tout droit en maison de correction. Tenez, vous remettrez vous-même cette lettre à vos parents. J'étais donc renvoyé une fois de plus.

Tout au long du parcours qui me ramenait à la maison, je me demandais comment j'allais expliquer la chose à mes parents. J'étais désemparé. Une chance pour moi que le directeur m'ait remis la lettre plutôt que de la poster. Cela me donnait un peu de temps pour réfléchir. Les fêtes se passèrent en famille.

Ma grand-mère paternelle, que j'adorais, me fit cadeau d'une somme d'argent assez importante pour mon Noël. Elle avait vendu un terrain lui appartenant et avait décidé de donner à chacun d'entre nous une part proportionnée à notre âge. Elle me conseilla de la mettre à la caisse d'épargne pour plus tard. C'est à ce moment précis que l'idée de quitter mes parents me vint à l'esprit.

Avec cet argent, je pouvais partir loin, fuir mes tourments, vivre l'aventure dont je rêvais et surtout ne pas être obligé d'affronter la colère de ma mère lorsqu'elle allait lire la lettre de renvoi.

Pendant une semaine j'avais parlé de mon projet de fuite à Bébert. Je lui avais proposé de me suivre. Il avait refusé, mais était d'accord pour m'aider. Je recevais assez régulièrement des nouvelles de Christiane, la belle sauvageonne avec qui j'avais passé mes vacances à Hossegor.

Il m'arrivait de repenser à elle avec une certaine tendresse. C'est donc vers elle que mon esprit se tourna. Je fis le plan de partir le matin de la rentrée des classes. J'irais chez Christiane et je lui demanderais de me suivre. Nous irions vivre tous les deux loin des adultes sur une île Pendant plusieurs nuits mon esprit inventif me fit faire des voyages de rêve.

Nous vivions, Christiane et moi, comme des sauvages, nous nourrissant du poisson que je péchais au harpon, nous nous baignions à moitié nus dans les lagons de notre île. Tout allait être formidable comme dans les films que j'avais déjà vus sur ce sujet. J'étais persuadé au matin de ma fugue que tout se passerait comme je l'avais imaginé.

Pendant la nuit précédant la rentrée des classes, je fis mes bagages. J'avais caché ma valise sous mon lit. J'étais entré silencieusement dans la chambre de mes parents pour y retirer quelques effets m'appartenant. Toujours aussi silencieux, j'avais ouvert le tiroir d'un meuble de la salle de bains où mon père conservait son argent. Le mien était dans une enveloppe à mon nom. Je le pris. Puis, trouvant que pour tenter la grande aventure je n'en avais pas assez, j'en pris plusieurs liasses dans les économies de mes parents.

A la place j'y laissai un mot disant que plus tard quand j'aurais réussi je le leur rendrais. Ce n'était pas un vol mais un emprunt. Un pardon timide terminait mon explication. Une fois tout réuni, je m'aperçus qu'il était déjà cinq heures du matin.

Je descendis ma valise à la cave et remontai me coucher comme si de rien n'était. Au réveil, je fis semblant de me préparer pour mon départ en classes tout en disant à ma mère que je devais partir un peu plus tôt. Dans peu de temps j'allais être libéré de ce monde d'adultes qui ne me comprenait pas; j'allais vivre ma vie.

Je pris mon cartable et, après avoir embrassé mes parents et leur avoir dit à ce soir, je franchis la porte. Dès que je l'eus refermée, je posai mon cartable sur le paillasson, la lettre de renvoi et une autre lettre où j'expliquais à mes parents que je ne pouvais plus vivre comme cela, que je partais pour toujours ; je demandais leur pardon pour la peine que j'allais leur faire, mais leur conseillais de ne pas s'inquiéter pour moi.

Rapidement je descendis à la cave récupérer ma valise. Et, dès que j'eus dépassé le coin de la rue, je me mis à courir. Un taxi me conduisit à la gare. De là je pris le train pour Béziers. Mon père, au moment de partir pour son travail, tomba sur ce que j'avais laissé sur le palier. Il ne comprit pas pourquoi je ne m'étais pas confié à lui.

Jamais il n'avait envisagé que je puisse faire une fugue. Ma mère éclata en sanglots. On fit venir Bébert, qui, fidèle à sa promesse, jura qu'il n'était au courant de rien. On fouilla mes affaires. Je ne l'avais pas postée. Elle en conclut à juste titre que cet oubli était sûrement motivé par mon intention de la rencontrer.

Moi, pendant ce temps, j'étais installé dans mon compartiment et me laissais bercer par les mouvements du train. N'ayant presque pas dormi la nuit précédente, je m'assoupis. Mes parents se refusèrent à prévenir immédiatement la police.

Ils téléphonèrent aux parents de Christiane, leur expliquèrent ma fugue et l'éventualité de mon arrivée. Ils leur demandèrent de m'accueillir comme si de rien n'était et de téléphoner si j'arrivais à Béziers. Le train arriva à Béziers dans la soirée.

MORT TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT MESRINE INSTINCT DE

Je me rendis à l'hôtel de la Gare et pris une chambre. Mon explication sembla le satisfaire. Après avoir dîné dans la salle de restaurant, je décidai d'aller me coucher et de remettre à demain ma visite chez Christiane. Je les aimais.